« Le triomphe des
démagogies est passager. Mais les ruines sont éternelles » disait
Péguy.
Il ajoutait « Qui
ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait
le complice des menteurs et des faussaires ».
Il faut regarder la vérité en face.
Le modernisme, fils difforme engendré par la révolution
française, avec ses principes liberticides, tels que la laïcité et la fausse
tolérance, en est la première cause.
La superbe et l’arrogance des dirigeants qui refusent,
empêtrés dans leur idéologie déicide, de guérir le malade en sont la seconde.
"(…) À
l'époque qui nous occupe, (à la fin du VIIe siècle) il avait paru sur
la terre, depuis bientôt deux siècles, un fils de Bélial, à qui il était
réservé de tenir en haleine la chrétienté tout entière durant une période de
plus de mille ans. L'islamisme, «religion monstrueuse» dit Bossuet
dans son beau panégyrique de saint Pierre Nolasque, « religion qui se
dément elle-même, qui a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion
sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes », et j'ajouterai, pour
tout attrait ses excitations voluptueuses et ses promesses immorales,
l'islamisme avait déjà envahi d'immenses contrées. Que le schisme, que
l'hérésie tombassent sous ses coups, c'était un grand malheur sans doute :
toutefois c'est la loi de l'histoire et c'est un ordre accoutumé de la
Providence que, pour punir les peuples pervers, Dieu se sert d'autres peuples
plus pervers encore ; et cette mission, l'islamisme en était investi pour
longtemps.
Mais voici que la
chrétienté n'est plus seulement atteinte dans ces races dégénérées qui ont
décomposé en elles le principe de la vie par l'altération du principe de
l'unité et de la vérité : c'est l'Europe dans ses parties les plus vitales,
c'est le cœur même des races catholiques qui est menacé ; c'est le boulevard de
l'orthodoxie, c'est le royaume très chrétien, c'est la France, et, derrière le
rempart de la France, c'est la métropole du christianisme, c'est le monde
entier qui aura tout à redouter de ces nouveaux et implacables barbares. Ils
ont franchi les Pyrénées, ils se sont rués sur nos belles provinces du midi,
ils ont étanché la soif de leur glaive dans le sang de nos frères orthodoxes,
ils s'avancent jusque dans la Bourgogne; leurs traces sont marquées par le feu
et par le sang, mais surtout par la profanation et l'impiété. Nul bras
n'ose entreprendre de les arrêter (...)" (Extrait du sermon prêché le
8 novembre 1859 par le Cardinal Pie, dans la cathédrale de Nantes).
Les causes profondes de l’effondrement actuel ne sont pas
politiques, mais religieuses.
C’est une erreur de croire que l’Islam combat la liberté
d’expression. L’Islam combat contre les infidèles. Il veut reconquérir ce qui,
un jour, lui a appartenu.
Méconnaître que toute hérésie porte en elle son propre
fanatisme, c’est méconnaître l’histoire.
L’Islam est confiné dans ses dogmes initiaux, tout comme
notre civilisation occidentale est pétrie par les dogmes démocratiques
instaurés, par la terreur, en 1789.
Nous assistons, dans notre monde postchrétien, à un combat
entre les deux têtes du même monstre.
Deux hérésies se déchainent sous nos yeux pour asseoir leur
domination mondiale : le modernisme et l’Islam.
La première est fanatique puisque sa vision
anthropocentriste relativise toute transcendance spirituelle, qui est pourtant
inscrite au plus profond du cœur de chaque homme.
La seconde est fanatique en ce qu’elle prône un
théocentrisme social et politique aux dépens du libre arbitre.
Le génie du christianisme a été de concilier la place de
Dieu et celle de l’homme par le mystère de l’Incarnation et de la Résurrection,
c’est à dire, par la sublimation de la chair par l’Amour d’un Dieu fait
homme.
Le modernisme et l’Islam s’entredéchireront, sans jamais se
comprendre car, dans leur simplification religieuse, elles ont supprimé la
charité chrétienne qui a été pendant des siècles la clef de voute de la civilisation
chrétienne et le garant de la paix sociale.
L’Islam a conservé la justice et l’occident la tolérance.
Mais, détachées des autres, ces vertus chrétiennes son
devenues folles, comme l’avait prédit le génial écrivain anglais G.K.
Chesterton.
Le modernisme et l’Islam convergent toutefois dans la
détestation de la vérité de laquelle elles sont issues.
C’est en cela que la célèbre phrase du cardinal Pie prend
toute sa valeur : la France, et on peut ajouter l’Europe, sera chrétienne
ou ne sera pas.
Pour stopper le fléau de l’Islam, il faudrait revenir vers
la chrétienté. Vers les anciens. Vers la fontaine de jouvence éternelle de la
Grèce et la Rome antique, qui furent les pierres fondatrices de notre
civilisation.
Il faudrait revenir à Saint Paul et au Dieu inconnu. Aux
Actes et aux Apôtres.
Il faudrait se souvenir. Que la lumière est venue d’Orient.
Que l’Afrique au VII siècle était encore chrétienne.
Il faudrait que certains lieux et certaines dates soient
gravés à tout jamais dans les mémoires européennes : Poitiers, Covadonga,
le golfe de Patras et Lepante, Vienne.
Face au péril de l’Islam, il aurait fallu arborer les
étendards de Charles Martel, de Pélage le Conquérant, de Saint Louis, de Don
Juan d’Autriche et de Jean Sobieski.
Il fallait, au moins, des « Santiago y cierra
España » ou des « Dieu le veut »
pour réveiller nos consciences endormies et tenir bon face à ceux qui
veulent installer la loi de la Charia sur les terres occidentales.
Le paradoxe de l’actualité est que, à l’instar de l’Islam,
le modernisme veut aussi effacer ce qui fit la grandeur de l’occident.
La ténacité du gouvernement actuel face aux manifestations
contre le mariage pour tous, la dureté de l’arsenal répressif employé contre la
France bien élevée, alors que les criminels voient leurs condamnations réduire
comme neige au soleil, démontre à lui seul la justesse de l’analyse.
Il est notable qu’au nom de la liberté d’expression tout,
sauf Zemmour, soit toléré.
La seule explication possible est que ce dernier a fait état
du suicide vers lequel on se dirige si un changement de cap n’intervient pas
très rapidement.

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