Je sais que je ne sais rien (Socrate) – Je sais que je ne sais pas ce que je
ne sais pas (Marguerite Yourcenar)
Curieux triptyque défensif, celui employé par les
autorités ecclésiales face aux abus sexuels sur mineurs et le comportement
homosexuel de leurs semblables.
Je ne sais
pas, je ne sais rien, je ne savais pas.
Je ne sais plus !
Aucun évêque américain n’a avoué être au courant des
aventures sodomitiques de leur ami McCarrick.
-Je ne savais pas, disent-ils prenant une tête de
vierge effarouchée, bien qu’elle ait chevauché tous les membres virils à sa
portée !
Moi, pas savoir, moi pas connaître.
Le cardinal Wuerl, successeur de McCarrick à Washington, ne savait pas. Triste et commotionné,
voilà comme il s’est trouvé après les révélations sur l’uncle Ted…
« Lorsque j’étais à Washington aucune plainte
-crédible ou pas- n’a été présentée contre le cardinal McCarrick » voilà ce qu’il avait
affirmé en 2018. Je ne savais pas !
Sauf que … le diocèse de Pittsburgh
vient d’indiquer, en 2019, qu’une plainte a été présentée contre l’uncle Ted en
2004 et que « quelques jours plus tard l’évêque Donald Wuerl a élaboré
un dossier qu’il a adressé au nonce apostolique américain » …
Mais, alors : -Vous
saviez ou vous ne saviez pas ?
Réponse de Wuerl :
Je tâche d’être précis. Lisez bien mon communiqué de 2018. J’ai dit ne pas avoir
reçu de dénonciations alors que j’étais archevêque
à Washington. Pour ce qui est qui de ma destination précédente à
Pittsburgh… c’est autre chose… Veuillez à être précis s’il vous plait vous
aussi ! je n’ai rien dit…
Moi savoir un petit peu,
mais presque rien. Hug !
Pareil pour son ami Kevin Farrell,
aujourd’hui en charge du Dicastère consacré aux laïcs, à la famille et à la vie,
qui a vécu 6 ans dans le même appartement, et au même étage, que
McCarrik à Washington lorsqu’il était son [évêque] auxiliaire…
Moi pas savoir, rien du
tout : “J’ai été choqué, bouleversé, je n’ai jamais rien entendu de
tout cela au cours des six [bonnes ?] années que j’ai passées avec
lui" (cardinal Farrell, 20 juin 2018).
Bigre, l’uncle Ted devait
être bien silencieux dans ses rapports avec le clergé… et autres participants…
Ce pauvre cardinal Farell, il est en état de shock !
Que dire du cardinal
Tubin qui twitte, par mégarde, un message très privé "Censé être dans
les airs dans 10 minutes. Bonne-nuit, bébé. Je t'aime ("Supposed to be
airborne in 10 minutes. Nighty-night, baby. I love you)" à … sa sœur …
pendant que le très sexy acteur italien Francesco Castiglione était accueilli
(ah, l’accueil et le partage !) et dormait chez lui…
Je ne sais pas. Il ne
sait pas. Nous ne savons pas !
Barbarin a commencé par
affirmer qu’il avait été mis au courant de l’affaire Preynat en 2014, puis, au
fait, non… en 2007. Au final, ça sera entre 2004 et … je ne sais plus … je me
souviens plus.
Prodigieux défaut de
mémoire des hommes d’Eglise ! Au final, en donnant raison à Blaise Cupich,
le flambant organisateur du synode de février 2019 sur les abus sexuels, il
semblerait que nos évêques aient d’autres chats à fouetter, autrement plus excitants,
que ces [ennuyeuses] affaires de mœurs.
Il faut bien qu’ils
trouvent du temps pour s’affairer auprès des migrants et pour parler du changement
climatique. Laudato si, Laudato fa, Laudato la...
- Maciel ? Personne
ne savait. Quoi ? il avait une double vie ? Rien, je ne sais rien ! Puis le Mexique c'est loin. Le Vatican n’était pas au courant, pensez-y ! Jean-Paul II ne savait rien,
rien du tout !
BANG ! La
déflagration de la bombe qui vient de tomber s’entend encore.
- Celle de Vigano ?
Ce suppôt manipulé par l’extrÊme droaâate américaine ?
Non, celle balancée par
le cardinal João Braz de Aviz, -préfet pour la Congrégation pour les Instituts
de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique-, qui ne peut pas être suspecté de faire partie de quelque mouvance que ce soit, qui a reconnu début janvier 2019
que le Vatican avait connaissance, depuis 1943, de documents concernant la pédérastie de
Maciel…
BANG !
BANG !
Eh… en fait… on savait
peut-être quelque chose...
"J’ai l’impression que les dénonciations d’abus
vont croitre, car nous n’en sommes qu’au début. Cela fait 70 ans que nous les
cachons, et cela a été une terrible erreur" dixit … Vigano ? Non. Dixit João Braz de
Aviz.



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